J’avais beaucoup entendu parler de ce principe d’échange avant d’arriver en Australie, j’ai donc décidé de franchir le pas et de tenter ma première expérience « d’helper ». Mon choix s’est porté sur une petite famille vivant sur les collines d’Adélaide, parce que Nanie (du road trip) y était et semblait ravie. Ben et Lena vivent sur ce terrain de 6 hectares depuis 7 ans. Leur propriété pentue, une forêt d’eucalyptus, est traversée par une rivière permanente, en contre-bas. L’endroit est très paisible, peuplé de kangourous, koalas et chouettes duveteuses.
Ben et Lena ont un fils de deux ans, Elwyn, très éveillé pour son âge, adorable bien qu’envahissant. Il commence à parler et à comprendre ce qu’on lui dit, c’est donc un vrai challenge pour Nanie et moi de parler assez bien anglais pour être compris de lui. On y arrive finalement… il réclame qu’on lui lise des histoires, qu’on lui chante des comptines. Je lui ai appris une nouvelle phrase fort utile : « Bye-bye little dog, have a good day !».
Nos tâches de la semaine sont variées : défrichage pour éviter la propagation d’un éventuel feu de broussailles, creusée d’une tranchée ou passera l’eau de la rivière, terrassage du site d’une maison à venir (avec une chambre en plus), extraction du miel des ruches, cuisine, vaisselle, emmener le petit promener. Bref, nous rendons service plus que nous comptons nos heures. Nous dormons dans une caravane.
Nous occupons notre temps libre à lire, à aller se baigner à la rivière, à chercher les koalas dans les arbres. Ils sont faciles à reperer quand ils poussent leur cri rauque, proche du hi-han d’un âne (véridique).
Samedi soir, Ben et Lena invitent leurs amis des environs, tous des couples trentenaires avec un ou deux enfants en bas âge. Dans la hutte, ça fait beaucoup de hippies au mètre carré. Entre deux bouchées de gâteau à la carotte, ils discutent de leur projet de créer une communauté, où ils vivraient en harmonie avec la nature, se donneraient des coups de main, partageraient les fruits de leur verger, verraient leurs enfants grandir ensemble… Le frère de Ben est enthousiaste, d’autres notent que la plupart des communautés de ce type ont échoué au bout de deux ou trois ans.
Même sans se rassembler en communautés, il est certainement possible de reproduire à plus grande échelle ce que Lena et Ben ont fait sur leurs quelques hectares. Le retour à la vie simple, voilà leur idée révolutionnaire. J’espère renouveller l'expérience Helpx pour voir comment d'autres s'en sortent. Je suis en tout cas ravi du principe de cet échange, sans argent impliqué, ça me plaît beaucoup. Et il n'y a même pas besoin de venir jusqu'en Australie pour en profiter : Help Exchange existe en France et en Europe !
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